Poème

Les Djinns

                Murs, ville
                Et port,
                Asile
                De mort,
                Mer grise
                Où brise
                La brise,
                Tout dort.

                Dans la plaine
                Naît un bruit.
                C'est l'haleine
                De la nuit.
                Elle brame
                Comme une âme
                Qu'une flamme
                Toujours suit.

                La voix plus haute
                Semble un grelot.
                D'un nain qui saute,
                C'est le galop.
                Il fuit, s'élance,
                Puis en cadence
                Sur un pied danse
                Au bout d'un flot.

            

Photo d'un Djinn