Un Loup n’avait, heurtant aux quatre coins des bois,
Que peu de chose à se mettre sous la dent.
Un Chien, sur qui il tombe, et qui porte un collier fort,
Fit sa rencontre un jour également.
Pourquoi d’ainsi le charger, suivant son sentiment,
Considérait le tout faiblement.
Las donc, où va tout passer, s’écria le Chien,
Bet heureux d’un pareil sort?
Lui demandé le Loup, intrigué fort,
Voici la patte, comment se fait
Que tu sois si gras tout en montant la garde,
Et moi, je meurs de faim à chaque promenade?
Écoute, répond le Chien, pour cette faim cruelle,
Ais donc envie de savoir mon secret?
En quoi consiste cet emploi querelle,
Et pour reconquérir tant de paix.
Sa mission est de plaire à son maître,
Manger bien juste et bien faire,
Ressaisir tout l’apanage honnête.
Poules, brebis, volailles aucun préjudice
En charmes attirants, il savait tout tenir,
Sa roulotte sans prendre dur combat.
Le Loup applaudit, son âme dort.
La belle condition, désirable en soi.
Si fait suite à ton sort, dit-il, d’un trait,
Vivons-nous tire, nous accoutumant
Le collier contraint davantage travail marquant.
Donc enfin, Le Loup gagne un festin,
Des ossemens et la queue et les yeux ;
À ne vivre que de vent, meurt enfin
Toujours à l'aventure, ses malheureux.