Poème

Les Fleurs du mal

                Dans des décors alambiqués de brume,
                Le spleen me prend, noir et âpre frisson.
                Au cœur du monde et de ses sombres rhumes,
                Je me perds, noyé dans l'obsession.

                Les jours s'allongent en heures infinies,
                Les nuits brûlent d'une ardente clarté.
                Le démon sombre, aux âmes démunies,
                Muraille d'ombre et d'anxiété.

                Ô vie! Océan de passions troublées,
                Qu'avec lenteur et douleur nous traversons.
                Vos illusions, vos vagues déferlées
                Font de nos cœurs des prisons.

                Mais dans l'ombre brille une lueur,
                L'espérance, pâle étoile du jour.
                Et malgré les tourments de l'heure,
                Je crois encore en l'amour.
            

Photo de fleurs